Fontainebleau, ville impériale

Liée à jamais aux souvenirs des empereurs Napoléon Ier et Napoléon III, Fontainebleau est un maillon incontournable de l’Histoire de France.

Nombreux sont les sites historiques, les hôtels particuliers, les rues et les places qui témoignent du passé impérial de la cité béllifontaine. A ce titre, la ville de Fontainebleau fait partie du réseau des villes impériales dont le maire de Fontainebleau est le président. Cette marque, créée en 2011, s’est donné la mission de promouvoir la dimension historique et touristique du patrimoine lié au Premier et au Second Empire dans les villes concernées

Fontainebleau s’impose comme une étape incontournable pour les passionnés d’Histoire.

Patrimoine Impérial

Le Château de Fontainebleau, « La vraie demeure des rois, la maison des siècles » comme l’appelait Napoléon, fut habité par tous les souverains du XIIème au XIXème siècle. La vie au château de Fontainebleau sous le Premier Empire est étroitement liée à l’ascension et à la chute de l’Aigle. Napoléon est le grand restaurateur du château de Fontainebleau qu’il remeuble intégralement au lendemain de la Révolution. Après avoir redonné vie au château, il y abdique en 1814.

 

Le Théâtre Impérial, inauguré en mai 1857, ne fut utilisé que pour une quinzaine de représentations, ce qui explique son état de conservation exceptionnel.

L’Église Saint-Louis bâtie au XVIIème siècle, fut considérablement amplifiée et enrichie par Napoléon III. Il souhaitait donner à la ville un caractère plus monumental. La construction de l’église fut achevée en 1868.

L’Hôtel de ville fut reconstruit en 1864 sous Napoléon III, l’ancien hôtel de ville de Rueil-Malmaison en est sa réplique. Les armoiries de la ville ont été concédées par Napoléon III en 1864.

L’Hippodrome de la Solle, installé dans son écrin de verdure, est l’un des plus anciens de France. Sous le règne de Louis XVI, les ducs d’Artois et de Chartres organisèrent en novembre 1776, la première course de chevaux à Fontainebleau, devant le roi venu chasser. Ce premier essai remporta un grand succès. Le choix de la vallée de la Solle fut déterminé en 1852 par les chasseurs de la Garde. Ceux-ci, en garnison à Fontainebleau, avaient déboisé cet espace pour l’utiliser comme terrain de manœuvre.

En 1807, l’empereur Napoléon 1er fait construire le Manège Sénarmont, un manège remarquable par sa charpente en bois de châtaignier, en une seule voûte. Ce manège a été édifié pour permettre l’instruction équestre des élèves de l’école spéciale militaire impériale que Napoléon 1er avait créée en 1803 dans l’aile Louis XV du château.

La Croix Saint-Hérem : en 1660, François-Gaspard de Montmorin, gouverneur de la ville et du château de Fontainebleau, capitaine des chasses des forêts de Bière et de Brie, érige une croix à ce carrefour. Elle est détruite en 1793 et réédifiée en 1827. C’est à ce carrefour que Napoléon 1er attend le Pape VII, le 26 novembre 1804, en vue du sacre. En 1863, l’empereur Napoléon III demande à Alexis Paccard d’édifier une troisième croix en pierre, afin de commémorer cet évènement. Après leur départ, des jeunes y organisaient des courses dans une ambiance familiale.  Le site étant idéal, il fut décidé d’y construire un hippodrome.

Pour construire la place Napoléon Bonaparte, Napoléon III a concédé à la ville une partie du jardin de Diane. L’Aigle Noir Hôtel, ancien hôtel de Retz, a été rénové en 1830.

La Tour Dénecourt construite par le « Sisyphe de Fontainebleau » fut d’abord nommé « Fort l’Empereur » par le fidèle bonapartiste. Inauguré par Napoléon III et Eugénie en 1853, elle s’écroula entièrement le 28 janvier 1878, car elle a été bâti sans mortier. L’année suivante, le « sylvain » Colinet ouvrit une souscription qui rapporta plus de 2 000 francs. Grâce à cette somme, l’édifice fut reconstruit solidement et surélevé de plus d’un mètre. Il fut nommé « Tour Dénecourt » en 1882 selon le vœu du Conseil municipal de Fontainebleau.

 

La Gare de Fontainebleau-Avon et la liaison Paris-Fontainebleau se sont développées sous Napoléon III.